LeavinRoom - team

A l’occasion de l’ouverture de Leavin Room ouverture le 31 janvier dernier, l’équipe au complet nous a reçu dans leur locaux, pour tester leur première énigme, au pays des merveilles, et pour discuter un peu de leur lieu et d’escape game…

Escape Game France : Pour commencer, une petite présentation de toi ?

Pierre-Luc : Avant de parler de moi, on va parler de mes associés par politesse. Nous sommes quatre dans l’histoire de leavin Room. Un petit peu comme les autres, nous avons été pris au jeu de Hint Hunt en décembre 2013. C’était une surprise ! Un mois après on s’est réunis et on a décidé de se lancer dans l’aventure. Deux d’entre eux, Olivier et Julien avaient déjà eu dans l’idée de lancer des complexes de foot et cela ne s’était pas fait. On s’est “entre guillemet” greffés à leur envie. On s’est mis à quatre sur le projet : Arnold qui est le président, moi Pierre-Luc, Julien qui vit en Suisse, et Olivier que vous avez croisés. On est parti à trois à Budapest, Olivier, Arnold, et moi. Avec bonheur on a découvert cette ville qui est très sympathique, les hongrois, des gens très intelligents. On a fait plein d’escape game là bas, on a aussi découvert les bars de la ville super sympa, les bains etc. On s’est fait entre 15 et 20 escape games notamment dans le but de savoir comment on pouvait créer des énigmes, et voir ce qu’il fallait faire ou ne pas faire ! Ceux que l’on a aimés, c’était ceux qui étaient assez fluide, où on ne pouvait avoir que deux ou trois indices et s’en tirer ! C’est dans cette optique là que l’on est parti. Quand on est revenu on a tout de suite essayé de coucher des idées sur le papier. L’idée d’Alice au pays des merveilles est venue en premier.

EGF : Comment avez vous choisi vos trois univers ?

PL : C’est marrant car c’est vraiment en revenant de Budapest, on avait pris l’avion à 5h du matin, à 12h j’ai eu l’idée de faire le Pays des Merveilles, mais je ne saurai pas dire pourquoi ! Tout de suite, j’ai regardé le dessin animé de 12h à 13h, j’ai fais une sieste de 13h à 15h et je me suis réveillé, j’ai écrit l’énigme sur le papier, et il y a la moitié au moins de ce que l’on retrouve dans la salle aujourd’hui. Ça a peut être été écrit sur l’adrénaline. Ensuite on a eu des idées sur le thème de la banque ou du voyage, la banque on l’a abandonné pour diverses raisons, c’était un peu compliqué. On est parti sur le voyage… Jules Verne…et donc le Tour du Monde en 80 jours. On a développé sur le long terme le tour du monde en 60 minutes. L’autre thème, le cube, on c’était dit que l’on pouvait faire un format réduit, on a imaginé une énigme très resserré qui est à faire ! C’est très épuré avec beaucoup de petites énigmes de casse-tête, une suite très logique. Une vraie initiation à l’escape game. Le dernier thème, c’est Saw car il fallait bien le faire un jour ! Pourquoi pas un jeu horreur et le premier truc qui revient c’est Saw ! C’est vraiment des gens qui sont coincé dans un lieu. Ce qui va être un peu la révolution c’est qu’il va falloir sacrifier une partie de soi même pour s’en sortir et ça c’est tout l’enjeu de cette énigme qui sortira au printemps.

EGF : Tous vos jeux sont des salles maisons, qu’est ce qui est le plus compliqué quand on crée son propre jeu ? Trouver le mobilier ? réussir à reconstruire ce que l’on imagine ? Équilibrer la partie ?

PL : Le mobilier c’est pas une chose compliquée, car on peut arriver à faire les brocantes, on est en région parisienne donc les sources d’approvisionnement sont nombreuses, également une bonne veille sur internet, Emmaüs. Je dirais plutôt le local, les travaux, projeter notre ambition d’énigme dans un local. Nous on avait les énigmes avant le local, et pouvoir adapter l’un avec l’autre, c’est cela qui fut le plus compliqué je pense. Dans Alice la configuration des lieux est assez particulière il a fallut faire preuve d’ingéniosité.  Penser à ce que les joueurs vont pouvoir faire en temps réel, trouver à l’avance les points faibles du jeu, des choses auxquelles on a pas pensé, se mettre à la place des joueurs c’est ça le plus compliqué ! Qu’il n’y ai pas de point faible dans les mécanismes, les assemblages, tout anticiper. Dans tous les escapes games c’est très difficile d’arriver à un niveau de fiabilité de 100% pour 100% des joueurs. On essaie de s’en approcher mais c’est pas facile. Il y a certaines choses que l’on va remplacer, améliorer. Mais le plus compliqué c’est vraiment le local et les travaux…

EGF : Mais maintenant c’est fini ! En effet, c’est long avant de voir ce que l’on a imaginé…

PL : On est pas des spécialistes à la base, il y a des choses que l’on anticipe pas. Les systèmes de vidéo surveillance, il faut des longueurs de câbles, il faut que l’on puisse entendre les gens, il faut pouvoir communiquer avec eux. Tout se passe sur le même ordinateur, cela fait un gros cahier des charges. Il faut prévoir des sauvegardes partout, des éléments du jeu en double, toutes les clefs en double. Pour pas qu’un samedi matin, le jeu se retrouve impossible sur des parties réservées à l’avance.

EGF : Vous êtes le dixième lieu à ouvrir sur Paris, comment vous différenciez vous des autres escapes games ?

PL : Justement, on a deux axes de différenciation, on est conscient d’être les dixièmes et il faut apporter des choses nouvelles. D’ou l’intérêt du cube, un format réduit à un prix accessible, même pour les étudiants. C’est quelque chose que l’on peut faire en couple, réserver assez rapidement et on peut venir se faire plaisir sur une demie heure. Les premiers clients sont sortis ravis. Pour les débutants c’est accessible, en couple c’est assez marrant et en solo pour les gens qui ont envie de se challenger en disant “tiens on est un groupe de potes, on est trois, mais qui est le meilleur de nous trois ?” On peut réserver les créneaux à la suite. On peut nous demander de ne pas donner d’indices, il n’y a aucun soucis. Celui qui arrivera a sortir du cube seul sera fort car confronté à sa seule logique ! L’autre axe de différenciation c’est d’insérer des niveaux de difficulté au sein de la même énigme. Sur 2, 3 axes, sur le rangement de l’énigme, on a plusieurs solutions, des éléments qui servent à la fin du jeu qu’on peut cacher de manière plus ou moins difficile, sur certains codes à trouver, sur des objets qui sont substituables, et cela peut faire des différences de 10 minutes net entre la version facile et la version difficile pour s’adapter à tous les publics.

EGF : Vous ouvrez la semaine prochaine votre 3e salle, le tour du monde en 60 minutes. Que pouvez vous nous en dire ?

PL : Le tour du monde en 60 minutes, on sera plus dans une ambiance classique de l’escape game. On sera dans le bureau de Jules Verne avant de partir en voyage un petit peu plus tard dans l’énigme. On va vraiment être dans le voyage, on va avoir tous les outils du navigateur, des cartes, des objets… tout ce qu’un voyageur peut avoir sur lui… Le pitch de la salle : à l’époque, pour être adoubé par le Reform Club, Phileas Fog a été mis au défi de faire le tour du monde en 80 jours car une ligne de chemin de fer avait ouverte en Inde et rendu possible le tour du monde en moins de 80 jours. Ici, on arrive dans le temps moderne, les moyens de communications ont changés, pour être adoubé par le LeavinClub, il faudra réaliser le tour du monde en moins de 60 minutes ! L’esprit de Phileas Fog guidera le jeu aidant à l’utilisation de ses outils. Il y aura des éléments originaux qui demanderont de la patience dans le stress.

EGF : On en a parlé vous avez été a Budapest, avez-vous eu un coup de coeur ? Ou une expérience vraiment surprenante ?

PL : Les tops à Budapest c’est Claustrophilia forcément. On se retrouve livré à soi-même. Déjà il y a une énigme pour arriver à l’appartement. On peut se retrouver piégé dès la cage d’escalier, mais ce n’est pas forcément lié à Claustrophilia ! Nous on y était resté 5 minutes bloqués, on a du faire un peu d’acrobatie ! Quand on arrive dans l’appartement on se retrouve livré à soi-même, il y a une petite lettre et il faut tout de suite comprendre que le jeu commence ! On explore les différentes pièces avec des énigmes très sympathique. En fait on est chez quelqu’un, mais on ne rencontre pas cette personne. A la fin on découvre l’envers du décor, c’est une expérience tout à fait surprenante. L’autre qu’on a bien aimé, c’est Mindquest et leur énigme sur Matrix, on est vraiment dans le film. On rentre, on est sur terre, puis on rentre dans la matrice par un moyen qui est extraordinaire, très intelligent, très original. Ensuite à l’intérieur de la matrice c’est très sympa. C’est les deux que l’on recommanderait.

Merci à toute l’équipe de Leavin Room pour leur accueil ! A très bientôt pour de nouveaux défis !


Leavin Room, 28 bis boulevard Pereire, 75 017 Paris RESERVER

ouvert tous les joueurs, première session à 10h dernière 22h

de 20€ à 34€ en fonction du nombre de joueurs, et de la période de jeu

www.leavinroom.fr

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